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Des origines du contact de la peau entre les êtres humains dans les différentes civilisations

Les cinq sens sont primordiaux à l’être humain, chacun à sa façon. Le toucher se distingue néanmoins par son aspect communicationnel. Il permet d’approfondir le contact et le rapport avec les autres tout en permettant de mieux s’apprécier soi-même. Comment le fait d’être en contact avec la peau d’un autre peut-il influencer notre vie sociale ? Nous vous apportons les réponses.

Le toucher dans les civilisations antiques

Aristote considérait le toucher comme un signe de supériorité intellectuelle. D’après ce célèbre philosophe, ce sens détrône les autres car la sensibilité tactile favorise le discernement. Il encourageait donc le contact physique, que ce soit avec soi-même ou avec les autres afin de donner davantage de profondeur aux conversations.

Cicéron percevait le contact de la peau entre être humains différemment. Il assimilait davantage le toucher à la sensualité, ce qu’il considérait comme une source de danger potentiel. De son point de vue, le toucher soumettrait l’Homme à des plaisirs charnels dont il perdrait le contrôle. Lactance se faisait à peu près la même idée du toucher qu’il considérait alors comme un danger sur le plan moral.

L’évêque Augustin d’Hippone assimilait le toucher aux sens de la luxure, au même titre que le goût et l’odorat. Cet aspect charnel lui inspirait de la méfiance, ce qui l’amenait à mettre ses fidèles en garde contre les conséquences du contact peau-à-peau.

Un sens parfois considéré comme tabou

Aujourd’hui encore, le toucher n’est pas apprécié à sa juste valeur. On l’associe trop souvent à la sexualité, bien que le fait d’être touché par quelqu’un d’autre n’ait pas nécessairement un tel objectif. La preuve en est que le contact physique entre des élèves et des enseignants est interdit dans de nombreux établissements scolaires.

Au Japon, on ne se touche tout simplement pas. On se salue par des courbettes, les couples ne se tiennent pas la main en public et ne touche pas quelqu’un pour attirer son attention. Le contact physique est choquant dans ce pays. Les règles de bienséance restent variables selon les cultures.
Il est parfois difficile d’identifier les frontières entre les parties du corps admettant un contact physique et les autres. Dans leur ouvrage intitulé Le corps et ses sociologies, Pascal Duret et Peggy Roussel expliquent par exemple que le contact direct avec le visage est inadmissible dans de nombreuses cultures.

Un sens à forte influence sociale

Le contact physique entre être humains est souvent négligé non seulement parce qu’il est parfois encore considéré comme tabou mais aussi parce que le digital prend plus d’ampleur. Nous communiquons davantage via des écrans et pourtant, le contact physique reste le moyen le plus efficace de communiquer. Il permet de transmettre des émotions, d’évaluer une personne, de faire passer un message… sans avoir à parler.

Un câlin est par exemple un geste de tendresse et d’affection. Une saisie ferme sur le bras traduit souvent une mise en garde, voire une menace. La poignée de main est un facteur d’évaluation de l’interlocuteur et de ses intentions selon qu’elle est molle, vigoureuse, chaleureuse…. Le toucher est aussi un facteur de séduction selon la partie de la peau concernée et la manière dont le contact est établi.

Le toucher, vecteur de la confiance en soi

L’être humain développe un besoin vital de contact physique dès sa naissance. On constate ainsi qu’un bébé qui pleure se calme plus facilement quand on le prend contre soi et qu’on le berce doucement. D’ailleurs, le contact de la peau nue d’un nouveau-né et de ses parents favorise la confiance et l’apaisement. C’est la magie de la chaleur humaine !

En grandissant, l’enfant continue à avoir besoin de contact. Il cherche la main de ses parents pour marcher, demande des câlins, attire l’attention pour qu’on lui caresse le bras, la joue…. Être touché permet à l’enfant de se sentir aimé. C’est essentiel pour qu’il puisse développer son estime de soi.

Les besoins ne s’effacent pas avec le temps. Ils évoluent. Pour les ados, le fameux check (salut poing contre poing) et les accolades sont plus appréciées que les gros câlins. Le contact est ainsi omniprésent et permet de se sentir intégré à la société, ce qui conduit automatiquement au gain de confiance en soi.

Le toucher, facteur de soins

Dans un contexte thérapeutique, le toucher permet de libérer l’être humain de nombreuses tensions. Les professionnels formés palpent la peau, exercent une pression et se lancent dans une succession de gestes qui ont pour vocation d’évacuer la douleur, l’anxiété, le stress, autant d’éléments qui nuisent à notre bien-être.

Comment est-ce possible ? Il faut savoir que la peau est munie de plusieurs récepteurs. Les sensations perçues à l’occasion d’un massage ou d’un autre type de soin similaire vont donc provoquer la décontraction des muscles et de l’esprit. Le praticien offre un coup de pouce à l’organisme en quête de relaxation.

Les techniques manuelles utilisées dans les instituts dédiés au bien-être, à la beauté et à la santé sont développées pour permettre de mieux vivre, de se sentir bien dans sa peau. La stimulation de la peau favorise la re-découverte de sensations agréables.

La peau est un précieux outil. Un contact habilement établi optimise l’interaction humaine et favorise le bien-être. Grâce à ses récepteurs, la peau contribue à la perception d’émotions, de sensations pouvant être particulièrement agréables, sans forcément s’accompagner d’une signification sensuelle, voire sexuelle. Le contact mérite donc d’être exploité à bon escient, notamment via des pratiques thérapeutiques qui ont fait leurs preuves.

L’usage de la médecine esthétique pour soigner la confiance en soi : impact de la peau douce et propre ( l’épilation laser au Centre Marceau Paris ), impact d’une peau saine et lisse sur la vie sociale et la confiance en soi ( les Peelings laser et le rajeunissement cutané au Centre Marceau ), faut-il atténuer ou assumer les marques du temps pour rester dans la vie active à tout âge ( les protocoles Esthétique de la peau signés Centre Marceau ).