banner_centre_marceau_n01
button-rdv-440-B02

Plan d’accès

Les poilus sont plus heureux : les mythes et la réalité. ( les préjuges liées au degré de pilosité )

La pilosité a toujours véhiculé des symboles forts au sein des civilisations qui se sont succédées. Outre leurs fonctions vitales, les poils sont devenus de véritables accessoires esthétiques à part entière. La chevelure, aussi bien chez la femme que chez l’homme, a de tout temps été soumise aux changements des valeurs et aux évolutions de la société.

Les fonctions et les connotations associées aux poils

Bien au-delà de leurs fonctions principales, les poils intègrent d’autres significations toutes aussi importantes.

Le rôle vital de la pilosité

Les poils assurent naturellement la protection du corps contre les variations de la température ambiante et toutes les formes d’agression extérieures.

La virilité

Les hommes poilus ont toujours été considérés comme étant plus virils. Cela pourrait s’expliquer, d’une part, par le fait que les parties du corps qui constituent les attributs masculins comme le torse et les parties génitales, sont généralement recouverts de poils. D’autre part, la pousse des poils résulte d’une production élevée d’hormones masculines.

L’élément principal de différenciation sexuelle

Depuis les siècles anciens, les cheveux longs ont toujours été un symbole de féminité absolue. La chevelure soyeuse et tombante offre une grâce particulière et une élégance distinctive aux femmes.

La dissimulation et la protection des parties intimes

Selon des écrits anciens, les poils longs étaient préconisés notamment pour les femmes pour cacher les parties intimes. En outre, la pilosité pubienne protègerait les parties génitales des maladies infectieuses, en constituant une barrière protectrice contre les microbes et les bactéries.

L’épilation, une pratique qui suscite des débats

La toute première pince à épiler date de la Préhistoire. L’épilation est, donc, pratiquée depuis la nuit des temps. La perception des poils diffère au fil des siècles et suivant les communautés sociales.

La pilosité dans les religions et les civilisations

Depuis l’Antiquité, l’épilation intégrale est courante autant chez les hommes que chez les femmes. Dans l’Égypte ancienne, les personnalités les plus hauts placées au sein de la société se débarrassaient de tous les poils de leur corps. Les prêtresses et les femmes des hommes forts se rasaient même la tête et portaient des perruques. Le crâne dégarni est aussi un signe de pureté chez les hindous et les bouddhistes.

Pourtant, l’épilation est considérée comme un pêché par les chrétiens. Au déclin de l’Empire Romain, en 476, la religion catholique s’est massivement répandue. Les pratiquants, portés par la foi, s’interdisaient de se défaire de leurs poils. Toutes les pratiques qui visent à changer l’apparence extérieure de l’Homme étaient considérées comme des actes sataniques. Selon les religieux, l’Homme doit s’accepter tel que Dieu l’a créé. La tendance de la peau lisse a, alors, été complètement abandonnée.

La mode des poils à travers les siècles

Les corps poilus et les cheveux longs intègrent une connotation très importante dans les sociétés. Dans les anciens temps, les savants et les artistes ont toujours arboré une chevelure bien fournie. Ce signe pourrait, donc, être associé à un symbole de distinction sociale. Par ailleurs, les rois de France qui souffraient de calvitie portaient des perruques pour paraître plus présentables lors de leurs sorties publiques et sur les photos officielles. De même la moustache et/ou la barbe épaisse a toujours été propre aux hommes forts, occupant des places importantes au sein de la société, jusqu’à la fin des années 1950.

Dans les années 1960, puis plus tard, dans les années 1990, des groupes de jeunes révoltés adeptes de différents mouvements anticonformistes ont adopté la boule à zéro.

Aujourd’hui, avec le retour des tendances rétro, plusieurs hommes adoptent de nouveau la barbe et la moustache. Les poilus envahissent les grandes villes. Néanmoins, il n’existe aucun standard imposé par la société. Chaque individu est libre de ses aspirations pilaires. Le choix entre les poils et la peau nette repose sur différents facteurs dont la commodité personnelle et les préférences esthétiques. Les dispositions génétiques ne constituent même plus des obstacles. Grâce aux avancées de la technologie, les personnes qui souffrent de calvitie peuvent retrouver une chevelure dense. Les personnes qui n’apprécient guère les poils peuvent recourir à des méthodes innovantes pour s’épiler définitivement le corps.