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«Les poilus» : la guerre avec les cheveux !

Les cheveux et les poils assurent une fonction protectrice. La pilosité préserve la peau et le corps contre les effets néfastes des variations de la température et des rayons ultraviolets. Bien au-delà de sa finalité vitale, la pilosité constitue également un élément esthétique, voire un accessoire de mode à part entière. Coupés courts ou allongés, les poils et les cheveux s’adaptent aux principes sociaux et religieux ainsi qu’aux tendances, au fil des siècles.

La barbe, la moustache et les cheveux longs, des signes de supériorité pour l’homme

Depuis toujours la barbe et la moustache bien fournies chez l’homme sont associées à la virilité. Dans les anciens temps, la moustache et la barbe touffues et/ou les cheveux longs chez l’homme ont été considérés comme des signes de supériorité. Les personnalités haut placées devaient se distinguer avec une barbe garnissant le visage, une moustache touffue à la coupe nette. Ceux qui n’avaient pas la chance d’avoir une chevelure épaisse devaient arborer une perruque.

La question de la pilosité chez la femme au fil des siècles

La chevelure longue et soyeuse a toujours été un symbole de féminité et d’élégance, dans toutes les civilisations. Le constat est tout à fait différent pour les poils du corps. Les historiens ont observé que l’arrachage de la pilosité chez la femme remonte à de nombreux siècles.

Au 5ème siècle avant J.C, dans la Grèce Antique, l’épilation pubienne était une obligation pour les femmes. Tout comme l’épilage du visage, cette pratique visait à la différencier les genres. Elle a été adoptée suivant le principe selon lequel la pilosité est un signe de virilité.

L’épilation, une pratique ancestrale

Les poils n’ont pas une apparence des plus gracieuses. Par ailleurs, des poils trop longs peuvent s’avérer gênant et occasionner des désagréments et des inconforts importants (mauvaises odeurs, démangeaisons, etc.). Depuis longtemps, une pilosité importante est considérée comme un manque d’hygiène et de savoir-vivre.
Dans l’Égypte Ancienne, les Pharaons et leur entourage s’épilaient entièrement le corps. 2 000 ans avant J.C, les rois et les reines de Babylone se débarrassaient aussi de leur pilosité. Dans la Rome antique, l’élimination de la pilosité concernait aussi bien les hommes que les femmes issus de toutes les catégories sociales.
La peau parfaitement lisse, sans le moindre poil, évoque, depuis longtemps, la pureté. Chez le peuple hébreu, le rasage fait partie des rites de purification du corps. De même, pour les nonnes et les moines bouddhistes.
Les diktats de la société moderne ont créé des standards de beauté. La femme parfaite se doit notamment d’avoir la peau entièrement lisse et douce. Les publicités pour les produits d’épilation, massivement diffusées aux États Unis entre 1915 et 1945, dénonçant les inconvénients de la pilosité accrue, ont également conduit les femmes à se raser complètement toutes les parties de leur corps.
La démocratisation de l’épilation féminine des jambes est aussi issue de la mode des mini jupes dans les années 1920. A cette époque, la tendance était également aux cheveux coupés courts dans le style garçonnet. Ces pratiques vont de pair avec l’émancipation de la femme.
L’épilation est une pratique esthétique et hygiénique bien ancrée dans les mœurs de la société d’aujourd’hui. A l’heure actuelle, l’épilage du corps n’est plus réservé aux femmes. Les hommes modernes ont commencé à se soucier de leur apparence physique vers les années 1990. Le rasage des aisselles, de la poitrine et des parties intimes s’est, lors, imposé comme une pratique d’hygiène et de beauté chez l’homme.

Les différentes méthodes d’épilation à travers les années

Les techniques d’épilation ont grandement évolué depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours. Toutefois, certaines méthodes ancestrales sont toujours utilisées.

Les méthodes les plus anciennes

Depuis l’Antiquité, les hommes et les femmes utilisent le rasoir ou la pince à épiler pour arracher les poils du corps. Les outils ont pris des formes différentes avec les années, suivant les progrès techniques et la découverte des matériaux. La cire et le fil sont également utilisés depuis des lustres pour éliminer la pilosité corporelle.

Ces techniques s’avèrent efficaces et offrent des résultats durables. Cependant, la douleur occasionnée est souvent insupportable.

Les techniques contemporaines

Les progrès techniques ont permis l’élaboration de différents appareils pour l’épilation, à savoir : la tondeuse et l’épilateur électrique. La tondeuse présente l’avantage de la rapidité et de l’absence de la douleur. Cependant, le résultat laisse à désirer. Le poil est coupé. D’un point de vue esthétique, le rendu est désagréable. Côté pratique, la tondeuse n’est pas du tout préconisée. La repousse est rapide et les poils qui réapparaissent sont plus épais.
L’épilateur électrique réunit plusieurs petites pinces à épiler actionnées par un système rotatif. Il suffit de faire passer l’appareil sur la zone à traiter pour arracher les poils. L’épilateur électrique s’avère avantageux en termes de commodité. Cependant, cette technique est très douloureuse.

La crème dépilatoire est aussi issue des avancées de la science. Ce produit formulé à base de soufre dissout le poil. L’utilisation est simple et la séance d’épilation à la crème dépilatoire est très rapide. Mais comme la tondeuse, la crème ne permet pas d’arracher le poil jusqu’à la racine. Il est, donc, indispensable de répéter l’opération à plusieurs reprises pour retarder la repousse. Par ailleurs, le produit chimique peut irriter la peau et présente d’autres effets secondaires néfastes.

L’épilation au laser pour se débarrasser définitivement des poils

La guerre contre les poils exige une grande disponibilité. L’épilation au laser permet d’éliminer la pilosité sur toutes les parties du corps. Cette méthode relève de la médecine esthétique. L’épilation au laser requiert, de ce fait, la maîtrise des outils et de techniques particulières.