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Comment et pourquoi sommes-nous passés de la fourrure à l’épilation au laser ?

Si les animaux et les hommes évoluent au fil de l’histoire, leur pilosité aussi. Décryptons l’évolution des poils de l’animal à l’homme.

Les différences de systèmes pileux chez les mammifères

Les poils sont des productions filiformes de l’épiderme qui poussent à différents endroits du corps. Leur quantité, leur couleur, leur nature et leur longueur varient d’un individu à l’autre, et même en fonction des zones corporelles. La plupart des mammifères – incluant les primates – sont poilus. Toutefois, ils n’ont pas tous la même pilosité. On parle d’ailleurs d’avantage de fourrure pour l’animal. On donne même différentes dénominations à celle de l’homme : cheveux, duvet, barbe, moustache, “poireaux”…

Chien à poils longs ou ras, ours blanc ou brun, chacun semble avoir un pelage qui s’adapte à son environnement. Et comme le montre l’évolution de la pilosité chez l’homme, le pelage change aussi en fonction des espèces et au fil du temps. Par exemple, bien que l’homme soit un primate, il n’est aujourd’hui plus très poilu en comparaison de ses ancêtres alors que le singe l’est resté tout autant.
De nombreux scientifiques continuent de chercher à quand remonte l’époque où l’homme est devenu quasiment glabre. Une question épineuse puisque aucune trace de cheveux ou autre ne peut être trouvée dans un fossile. Toutefois, des fouilles archéologiques et divers vestiges ont montré que l’ancêtre de la pince à épiler existait déjà pendant l’Antiquité.

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Une utilité toute relative

L’utilité du système pileux chez l’animal varie en fonction des espèces. Les poils ont avant tout une fonction protectrice. Ils constituent notamment un excellent isolant thermique. En fonction de leur habitat ou de leur mode de vie, tous les mammifères n’ont pas le même type de pelage. La fourrure drue et dense de l’ours polaire lui permet de conserver sa chaleur corporelle. Le hérisson bénéficie d’épines pour décourager et se protéger des prédateurs. Le pelage du lion lui sert à se camoufler. Les follicules pileux de certaines chenilles sont toxiques pour d’autres espèces, dégageant des effets urticants.

Le pelage de l’homme lui a servi pendant des millénaires à se protéger du froid. Avec l’évolution de son intellect, la découverte du feu et tous les autres progrès qui ont suivi, il est devenu moins essentiel pour l’homme de conserver sa fourrure. Au fur et à mesure, sa pilosité s’est estompée puisqu’elle n’avait plus à jouer son rôle protecteur. Seuls les derniers poils qui ont encore une utilité sont restés. Les cheveux protègent la tête du froid et des utraviolets. Les sourcils et les cils protègent les yeux des poussières. Dans la même logique, la pilosité des narines et des oreilles a également un effet filtrant. Au niveau des aisselles et du sexe, une petite toison capte en plus les odeurs. Les autres zones poilues participent à maintenir l’hydratation de la peau et ont pour fonction majeure de réguler la transpiration.

De la perte à l’épilation des poils devenus non-essentiels

Même si le pelage a plusieurs fonctions, quelques races de mammifères ont au fil du temps perdu leur pilosité, passant davantage à une fourrure très clairsemée et à un fin duvet. Bien entendu, l’évolution du système pileux chez l’homme est la plus flagrante mais on note aussi ce phénomène chez des mammifères qui vivent essentiellement sous terre, comme le rat. À chaque fois, c’est le mode de vie qui a induit l’évolution du pelage, ces mammifères trouvant d’autres moyens qu’une fourrure pour se réchauffer.

Si naturellement le singe a conservé son pelage parce qu’il lui est toujours utile, l’homme choisit désormais le sien. Entre les nombreuses techniques chirurgicales pour combler la chute des cheveux et les techniques d’épilation au laser pour faire disparaître définitivement les poils, tout est affaire d’esthétisme et de bien-être. Les progrès en termes d’hygiène corporelle rendent superflu la nécessité de conserver ses poils pubiens ou ceux des aisselles. En revanche, l’esthétisme prime comme le prouve la généralisation de l’épilation chez la femme puis chez l’homme. Outre ses vertus esthétiques, l’épilation révèle aussi des raisons pratiques pour certains individus. C’est le cas des nageurs mais aussi des cyclistes par exemple. De la même façon que la peau lisse d’une baleine lui facilite la nage, ces sportifs s’épilent pour gagner en vitesse en diminuant les sources de frottement avec la peau.

Même si nous sommes devenus parmi les mammifères les moins poilus, le peu qu’il nous reste de notre système pileux compte énormément. Si certains veulent plus de cheveux, d’autres disent aisément adieu à leur pilosité.